ÉGALEMENT SUR LES ÉCRANS


THE PLAGUE

La cruauté dans la peau

Water-polo et adolescence, vos univers impitoyables (©Spooky Pictures/Originals Factory).
Water-polo et adolescence, vos univers impitoyables (©Spooky Pictures/Originals Factory).

Les enfants, et les préados, et les ados ne sont pas toujours gentils, sympas, cools. Quand ils sont en groupe, c'est plutôt le contraire: la cruauté et la méchanceté l'emportent souvent. C'est ce que montre THE PLAGUE, le premier film du jeune réalisateur américain Charlie Polinger (ce mercredi 3 juin sur les écrans).

On est à l'été 2003 et le jeune Ben (Everett Blunck), 12 ans, rejoint pour les vacances un camp de water-polo, intégrant un groupe de garçons de son âge. Le petit chef du clan, Jake (Kayo Martin), y fait régner son autorité.

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TOUT VA SUPER

Coincé entre mère et petite amie

Elie (Hakim Jemili) est partagé entre sa mère Sylvaine malade (Noémie Lvovsky) et sa nouvelle petite amie Anaïs (Marie Colomb) (©Atelier de production/TF1 Films/DACP).
Elie (Hakim Jemili) est partagé entre sa mère Sylvaine malade (Noémie Lvovsky) et sa nouvelle petite amie Anaïs (Marie Colomb) (©Atelier de production/TF1 Films/DACP).

"Tout va super": quand on dit cela, c'est souvent que tout ne va pas comme on le voudrait. C'est le cas du personnage principal de la comédie romantique TOUT VA SUPER (ce mercredi 27 mai sur les écrans), coincé entre deux amours: sa mère et sa nouvelle petite amie.

Elie (Hakim Jemili), célibataire sympa, vit seul avec sa mère Sylvaine (Noémie Lvovsky), qu'il aime plus que tout et qu'il protège. Elle a un cancer depuis 5 ans, et il est soulagé: elle est en rémission, elle va mieux. Il va pouvoir penser à lui et se consacrer à sa vie amoureuse.

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AUTOFICTION

Almodovar: miroir, mon beau miroir, montre-moi mon nombril

Cinéaste en panne d'inspiration, Raul (Leonardo Sbaraglia) est un peu le double à l'écran de Pedro Almodovar (©El Deseo/Iglesias Más).
Cinéaste en panne d'inspiration, Raul (Leonardo Sbaraglia) est un peu le double à l'écran de Pedro Almodovar (©El Deseo/Iglesias Más).

Les affres de la création, qui obligent un réalisateur-scénariste à mêler réalité et fiction, à puiser dans sa propre existence mais surtout celle des autres pour raconter une histoire: Pedro Almodovar s'interroge sur les entrelacs entre le vrai et le faux, le vécu et l'inventé, la vie et le cinéma dans son dernier film AUTOFICTION, l'un de ses plus personnels –à défaut d'être l'un des meilleurs.

Le film est sorti sur les écrans mardi 19 mai dans la soirée, en même temps que sa présentation en compétition au Festival de Cannes. C'est le 24e long-métrage du réalisateur espagnol âgé de 76 ans, qui le décrit comme "une réflexion sur la création et sa relation à la réalité et à la vie. Elle montre aussi comment une œuvre peut se rebeller contre elle-même et remettre en question sa propre raison d’être".

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LA VÉNUS ÉLECTRIQUE

Humour et amour en courant continu

À la foire, Suzanne (Anaïs Demoustier) attire les foules masculines en promettant "l'extase d'un baiser électrique" –mais va ensuite se faire passer pour une voyante auprès d'un jeune peintre  (©Pelleas Films/Diaphana Distribution).
À la foire, Suzanne (Anaïs Demoustier) attire les foules masculines en promettant "l'extase d'un baiser électrique" –mais va ensuite se faire passer pour une voyante auprès d'un jeune peintre (©Pelleas Films/Diaphana Distribution).

Le Festival de Cannes a rarement proposé en ouverture un film prise de tête. Après PARTIR UN JOUR l'an dernier, c'est LA VÉNUS ÉLECTRIQUE, comédie sentimentale très réussie, qui a enthousiasmé la plupart des critiques et déclenché, à l'ouverture de la 79e édition, l'ovation des invités de la grande salle Louis-Lumière du Palais des festivals et les applaudissements des spectateurs dans plusieurs centaines de salles dans lesquelles le film est sorti mardi soir 12 mai, en même temps que sur la Croisette.

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MI AMOR

Une femme disparaît (aux Canaries)

Romy (Pom Klementieff), venue aux Canaries avec son amie Chloé, va perdre sa trace et la chercher partout (©Les Films du Kiosque).
Romy (Pom Klementieff), venue aux Canaries avec son amie Chloé, va perdre sa trace et la chercher partout (©Les Films du Kiosque).

Une femme DJ débarque aux Canaries pour mixer dans une boîte de nuit, accompagnée de sa meilleure amie. Mais celle-ci disparaît, et elle va la chercher partout: la retrouvera-t-elle, morte ou vivante? Le nouveau film de Guillaume Nicloux, MI AMOR (ce mercredi 6 mai sur les écrans) ne brille pas par l'originalité de son scénario –mais vaut par son atmosphère oppressante et son suspense envoûtant.

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SORDA

Sourde et mère

Angela (Miriam Garlo), sourde, a peur de ne pouvoir communiquer correctement avec sa petite fille Ona (©Condor Films).
Angela (Miriam Garlo), sourde, a peur de ne pouvoir communiquer correctement avec sa petite fille Ona (©Condor Films).

Une jeune femme sourde attend un enfant et a peur de ne pas pouvoir communiquer correctement avec le futur bébé: la compatibilité entre surdité et maternité est le thème, traité avec sensibilité, du film espagnol SORDA (ce mercredi 29 avril sur les écrans).

Angela et Hector (Miriam Garlo et Alvaro Cervantes) forment un couple épanoui et heureux malgré leur différence: elle est sourde, il est entendant. Hector est bienveillant et aimant, et a bien sûr appris le langage des signes pour communiquer avec Angela, comme les collègues de celle-ci (elle travaille dans une petite fabrique de poteries) et leurs amis.

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MICHAEL

Pas si BAD, ce demi-biopic

Le rôle de Michael Jackson est interprété par son propre neveu, Jaafar Jackson (©UPI).
Le rôle de Michael Jackson est interprété par son propre neveu, Jaafar Jackson (©UPI).

Comme beaucoup d'autres avant lui, Michael Jackson, l'un des plus grands chanteurs de tous les temps, méritait bien son biopic. C'est chose faite avec MICHAEL (ce mercredi 22 avril sur les écrans), près de 17 ans après sa disparition.

Mais c'est un demi-biopic. Le film raconte la vie du "King of Pop" de 1966 à 1988, de ses débuts dans le groupe familial des Jackson Five à sa tournée mondiale triomphale Bad, et prend pendant deux heures des airs d'hagiographie.

C'est donc en 1966 que l'aventure commence pour le petit Michael, 8 ans, le plus jeune des cinq frères du groupe des Jackson Five que leur père, Joseph (Colman Domingo), exigeant et autoritaire, mène à la baguette –et parfois à la ceinture.

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JUSTE UNE ILLUSION

Mes plus belles années: nostalgie 80

La famille Dayan, dans les années 80: Vincent le petit dernier (Simon Boublil), le père Yves (Louis Garrel), le fils aîné Arnaud (Alexis Rosenstiehl) et la mère Sandrine (Camille Cottin) (©Manuel Moutier/ADNP/Ten Cinéma/Gaumont/TF1 Films/Quad).
La famille Dayan, dans les années 80: Vincent le petit dernier (Simon Boublil), le père Yves (Louis Garrel), le fils aîné Arnaud (Alexis Rosenstiehl) et la mère Sandrine (Camille Cottin) (©Manuel Moutier/ADNP/Ten Cinéma/Gaumont/TF1 Films/Quad).

Un film d'Éric Toledano et Olivier Nakache à la fois drôle et touchant, c'est comme un diabolo limonade: un pléonasme. Le duo magique des réalisateurs d'INTOUCHABLES et du SENS DE LA FÊTE prouvent une nouvelle fois leur habileté à mélanger humour et émotion dans leur nouveau long-métrage, JUSTE UNE ILLUSION (ce mercredi 15 avril sur les écrans), l'un de leurs films les plus réussis et à coup sûr le plus intime.

Il raconte leur adolescence à travers le personnage du jeune Vincent (Simon Boublil), bientôt 13 ans. On est en 1985, Vincent vit en banlieue parisienne, dans une famille de la classe moyenne dont les parents (Louis Garrel et Camille Cottin) sont unis mais se disputent souvent. Leur aîné, Arnaud (Alexis Rosenstiehl), qui partage sa chambre avec Vincent, vend des cassettes audios qu'il enregistre lui-même.

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L'ENFANT DU DÉSERT

Mes parents adoptifs sont des autruches

Seul dans le désert avec son ami le petit fennec, Hadara (Nahel Tran), élevé par des autruches, ne rate jamais un coucher de soleil (©Mai-Juin Productions/StudioCanal/Umedia Production).
Seul dans le désert avec son ami le petit fennec, Hadara (Nahel Tran), élevé par des autruches, ne rate jamais un coucher de soleil (©Mai-Juin Productions/StudioCanal/Umedia Production).

"Ne jamais travailler avec des enfants ou des animaux": cette citation attribuée à l'acteur et humoriste américain W.C. Fields (1880-1946), le réalisateur Gilles de Maistre la contredit depuis une trentaine d'années. Dans son nouveau film L'ENFANT DU DÉSERT (ce mercredi 8 avril sur les écrans), il raconte l'histoire d'un gamin de 2 ans qui survit seul dans le Sahara, accueilli et élevé par des autruches après avoir lui-même apprivoisé un fennec.

Tout commence par la publication par Sun, 14 ans, d'un livre inspiré d'une histoire que son grand-père lui racontait: celle d'Hadara, un enfant nomade perdu par sa famille à l'âge de 2 ans dans une tempête de sable dans le désert. L'enfant (Nahil Bouazzaoui) a été recueilli et protégé par des autruches, a fait ami-ami avec un petit fennec et a vécu ainsi jusqu'à ses 12 ans (Nahel Tran).

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YELLOW LETTERS

Politique, art et vie privée en Turquie

En Turquie Derya (Özgü Namal) est actrice, Aziz (Tansu Biçer) est metteur en scène, et tous deux sont censurés par les autorités de leur pays (©Haut-et-Court).
En Turquie Derya (Özgü Namal) est actrice, Aziz (Tansu Biçer) est metteur en scène, et tous deux sont censurés par les autorités de leur pays (©Haut-et-Court).

Un couple d'artistes opposés au régime turc perdent leur travail et s'interrogent sur leur avenir professionnel et sur leur engagement, ce qui met leur mariage à l'épreuve: politique, art et vie privée s'imbriquent dans le film YELLOW LETTERS (ce mercredi 1er avril sur les écrans), du réalisateur allemand d'origine turc İlker Çatak, qui a obtenu la récompense suprême du dernier festival de Berlin, l'Ours d'or.

Professeur à la faculté d’Ankara, Aziz (Tansu Biçer) est aussi dramaturge et écrit des pièces de théâtre, dont certaines sont jouées par sa femme Derya (Özgü Namal), comédienne célèbre. Leurs ennuis commencent quand Aziz reçoit la "lettre jaune" lui annonçant sa révocation de l'université, ainsi que ses collègues, pour avoir notamment encouragé leurs étudiants à participer à une manifestation pacifiste anti-gouvernementale.

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CEUX QUI COMPTENT

Sandrine Kiberlain et Pierre Lottin, duo inattendu

Jean (Pierre Lottin) et Rose (Sandrine Kiberlain), aux caractères opposés, s'entraident l'un l'autre face aux aléas de la vie (©Les Films du 24/France-2 Cinéma).
Jean (Pierre Lottin) et Rose (Sandrine Kiberlain), aux caractères opposés, s'entraident l'un l'autre face aux aléas de la vie (©Les Films du 24/France-2 Cinéma).

Ils n'avaient jamais tourné ensemble. Sandrine Kiberlain et Pierre Lottin forment un savoureux duo inédit dans CEUX QUI COMPTENT (ce mercredi 25 mars sur les écrans), une comédie garnie de morceaux de mélodrame et de social enrobés d'humour.

Rose (Sandrine Kiberlain), ancienne restauratrice en faillite, veuve, élève seule ses trois enfants: Simon, 18 ans (Alexis Rosensthiel), Tess, 16 ans (Louise Labèque) et Emily, 8 ans (Alma Ngoc). Ils habitent dans un vieil hôtel désaffecté, sans eau ni chauffage, et vivent d'allocations.

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LA GUERRE DES PRIX

Les sombres coulisses de la grande distribution

Audrey (Ana Girardot) travaille dans un hypermarché qui achète notamment les produits laitiers de son frère Ronan (Julien Frison), agriculteur indépendant (©Claude Pocobene).
Audrey (Ana Girardot) travaille dans un hypermarché qui achète notamment les produits laitiers de son frère Ronan (Julien Frison), agriculteur indépendant (©Claude Pocobene).

Entre la vache que l'agriculteur trait chaque matin et le yaourt que vous achetez en grande surface, il y a de nombreuses étapes qu'on ne connaît pas toujours. Parmi elles: les conditions qu'impose la grande distribution, illustrées par le film LA GUERRE DES PRIX, ce mercredi 18 mars sur les écrans.

Audrey (Ana Girardot) est fille de paysans et cheffe du rayon yaourts dans un hypermarché en province. Son frère Ronan (Julien Frison) a repris la ferme familiale, qui compte 72 vaches laitières, et fait partie d'un réseau d'agriculteurs qui tentent de s'unir pour vendre leurs produits.

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ORPHELIN

Papa où t'es?

Andor (Bojtorján Barabas) vit seul avec sa mère (Andrea Waskovics), dans le souvenir de son père disparu (©Le Pacte).
Andor (Bojtorján Barabas) vit seul avec sa mère (Andrea Waskovics), dans le souvenir de son père disparu (©Le Pacte).

Dans la Hongrie des années 50, un adolescent s'interroge sur l'identité de son père, disparu pendant la guerre et qu'il n'a jamais connu: est-il mort, est-il vivant, où est-il, qui était-il? Il le saura (peut-être) à la fin d'ORPHELIN, le nouveau film du réalisateur hongrois László Nemes (ce mercredi 11 mars sur les écrans).

Budapest 1957, après l'échec de l'insurrection contre le régime communiste. Andor (Bojtorján Barabas), ado juif de 13 ans, vit seul avec sa mère Klara qui l'élève dans le souvenir de son mari disparu dans les camps de concentration nazis.

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