BABY BOSS

C'est lui le patron

C'est la guerre entre le Baby Boss (à gauche) et son grand frère Tim, 7 ans (©20th Century Fox/DreamWorks).
C'est la guerre entre le Baby Boss (à gauche) et son grand frère Tim, 7 ans (©20th Century Fox/DreamWorks).

"C'est qui le patron?", demande l'affiche. C'est bébé, quand il arrive au monde et bouleverse les habitudes et la vie tranquille de la famille –ses parents et surtout son grand frère. C'est le thème du dessin animé BABY BOSS, produit par les studios DreamWorks.

Tim a 7 ans, est fils unique et a l'habitude d'avoir "trois histoires, cinq câlins et sa chanson préférée" le soir, quand ses parents lui disent bonne nuit dans son lit au moment de s'endormir. C'est le plus heureux des petits garçons, qui profite à 100% de l'amour et de l'attention de ses parents.

Hélas tout change quand débarque un petit frère. Avec son imagination débordante, Tim le voit arriver en cadre supérieur d'entreprise multinationale, avec cravate, attaché-case et voix d'adulte –oui, il parle, malgré son jeune âge. "J'ai l'air d'un bébé, mais je suis né adulte", dit-il. Pour Tim, c'est un ennemi, venu pour lui pourrir la vie et qu'il faut combattre à tout prix.

Mais, au fil des affrontements et des explications entre les deux frangins, Tim va s'apercevoir que son petit frère, autoritaire et volontaire, désagréable et sournois, est un espion envoyé en mission secrète pour lutter contre la menace qui menace le monde: l'invasion des adorables toutous domestiques, qui accaparent l'attention et l'amour des parents et les détournent de leurs bébés…

"À mes yeux, le film est un hommage à mon frère", explique le réalisateur de ce dessin animé des studios DreamWorks, Tom McGarth, 52 ans, benjamin d'une famille de trois garçon et réalisateur notamment des trois films MADAGASCAR. "Il s’inspire de nos souvenirs d’enfance. On a situé l’histoire dans la banlieue d’une petite ville, dans un mélange des années 60, 70 et 80. Je pense que les parents vont ressentir une certaine nostalgie en voyant le film, parce qu’ils vont repérer des détails qui leur rappelleront leur enfance".

Le scénario s'inspire surtout d'un petit livre de Marla Frazee, auteure de livres pour enfants, qui s'intéressait surtout aux relations entre le bébé et ses parents –les scénaristes du film ont ajouté le grand frère, ce qui donne de l'épaisseur et un surcroît d'intérêt au récit.

Comme c'est souvent le cas, cette ode très américaine à la cellule familiale comporte un humour à deux étages, celui pour les enfants et celui pour les adultes. C'est souvent très bien vu, mêlant ironie mordante et gentils détails familiaux, et un semblant de suspense humoristique avec des sosies d'Elvis Presley à Las Vegas ou un personnage de méchant très antipathique.

Quant au personnage principal –le Baby Boss–, lui non plus n'attire pas la sympathie au départ, mais il est en mission secrète et on apprend à le comprendre, à le soutenir, voire à l'aimer, comme le fait son grand frère Tim. Ce n'est qu'un bébé, après tout.

Jean-Michel Comte

 

LA PHRASE

"J'ai l'air d'un bébé, mais je suis né adulte" (le Baby Boss).

 

BABY BOSS

("The Boss Baby") (États-Unis, 1h37)

Réalisation: Tom McGrath

(Animation)

(Sortie le 29 mars 2017)


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